fauteuil conforama

Le Parisien révèle que l’entreprise d’ameublement Conforama a été condamnée mercredi dernier à verser 9 500 euros à un retraité qui souffrait de réactions cutanées liées à l’utilisation d’un fauteuil de la marque. En cause, la présence de diméthylfumarate, un antimoisissure interdit en France depuis 2008.

La société d’ameublement Conforama a été condamnée à verser la somme de 9 500 euros à un retraité de l’Orne, rapporte Le Parisien dans un article publié le 4 février. André, 75 ans, a été victime de l’affaire des « fauteuils et canapés qui grattent ». Il ne s’agit pas d’une blague mais d’un problème très sérieux. Depuis février 2008, André passe environ 4 heures par jour dans un fauteuil relax électrique que son gendre lui avait acheté à Conforama. Très vite, des démangeaisons et éruptions cutanées apparaissent. Son eczéma influe sur son comportement, il souffre ainsi de troubles du sommeil et d’irritabilité. Il devra même suivre une chimiothérapie « à cause d’une suspicion de lymphome » rapporte le quotidien.

Un antimoisissure à l’origine des réactions cutanées Apprenant qu’il n’est pas le seul dans cette situation, il saisit la justice avec ses enfants. Après des expertises médicales, le verdict tombe : les démangeaisons sont causées par la présence de diméthylfumarate, un antifongique utilisé pour éviter les moisissures et qui serait donc rentré dans la fabrication des fauteuils en Chine. Une centaine de réactions cutanées ont été provoquées par le contact prolongé à ce produit en France entre octobre 2008 et janvier 2009.

C’est mercredi dernier que la condamnation a été prononcée par une ordonnance en référé du tribunal de grande instance de Meaux (Seine-et-Marne). La présence de diméthylfumarate, interdit en France depuis 2008, a bien été confirmée et le lien de cause à effet entre le produit et l’eczéma d’André est « suffisant et direct » pour le tribunal.

Conforama n’est pas coupable d’avoir sciemment utilisé un produit toxique pour la confection de ses fauteuils, l’entreprise connaît la législation. Mais étant responsable des produits qu’elle importe, c’est à elle de répondre des dommages que peuvent causer ces derniers.

Par Adrien Guiset (source: le PARISEIN du 3 février 2012)